Dernières parutions

PARUTION AVRIL 2017

AUTEUR : Friederike Mayröcker

TITRE : SCARDANELLI

TRADUCTRICE (de l’allemand d’Autriche) : Lucie Taïeb

Postface de Marcel Beyer traduite par Aurélie Le Née

EAN 9782374280035

Collection « Transfert » n° 10

ISSN 1769-5554

Date de sortie : 20/03/2017

Genre : poésie

Prix : 17 €    80 p.

Présentation

 Ces poèmes révèlent l’extrême sensibilité de l’auteur à la nature, ce qui n’était qu’en germe dans les autres livres. Elle inclue au monde naturel ses proches : Christine F., sa mère, et les auteurs qu’elle aime comme Hölderlin, liant tout par son travail d’écriture en une tresse serrée. C’est le 5° livre de l’auteur traduit en français. Elle les a écrits à l’âge de 84 ans en 2008.

 

Un extrait de poème :

 

Pleine poitrine à 15 ans devant le grand

miroir pour l’essayage du nouveau manteau chez le tailleur

le couple parental en arrière-fond, observe, mangé du tofu en

jupes choisies salué les amis, assoupi 1 p.

papillon de nuit brun accroché au mur, ainsi jour framboise et grillon du foyer

comme pleurent les rayons de la lumière solaire à savoir qu’ils s’épanchent

et gouttent les nuages esprits gris aux cent têtes. Comme

les garçonnets (agneaux) je m’arrache les yeux en beauté le

ciel chiale comment dire autrement les intuitions de cet été

de ce matin d’été, c’est 1 abattage lorsque dans ce monde

1 paille de lit pied de lit, tu dis, ils s’entraînent déjà à l’adieu se rassemblent

sur les arbres les fils télégraphiques voilentle quai, 1 respect d’oiseau.

 

PARUTION MARS 2017 :

 

KHALID EL MORABETHI : E.X.E.R.C.I.C.E.S , 90 p. 17 euros,

illustré par Cyrille ROUSSAT

LE DÉBUT DU TEXTE « MUSCLE »

Muscle, je tourne mes yeux dans ma tête et je vois un muscle, je vois un cœur dedans le muscle, je vois une route familière et un animal autre que moi, je vois ce qui couche en moi. Muscle, je tourne une idée dans ma tête et je vois des veines grises dans le sous-bois, assises, bavardes et qui attendaient l’intraveineuse, muscle, mon muscle, les nerfs, l’origine de la peste, l’origine d’un sentiment drôle, l’origine de la répétition, muscle, je tourne mes yeux dans ma tête, je trouve des vêtements et, dedans, je vois la lumière qui entre dans le mur de la cuisine.

LE PREMIER LIVRE DE KHALID EL MORABETHI

couverture du livre EXERCICES

 

 

 

 

 

 

 

 

PARUTION JANVIER 2017

MARIUS LORIS : Matraque Chantilly,

vient d’obtenir le prix CoPo des lycéens (en poésie)

remis en mai 2017

94 p. 15 euros, couverture couleur

EXTRAIT DU LIVRE :

Charonne bis (Jeudi 17 mars)

Violence de la rue spasme qui ondule qui lèche le trottoir avec envie qui balaie humectée les feuilles mortes et les poubelles STOP vitres brisées dès le réveil du marteau gauche STOP séides de police brassard sang matraque qui jouit dans tous les sens STOP jeunesses qui déboulent le boulevard Voltaire de triste souvenir le 8 février 1962 des communistes morts étouffés matraqués dans leur mare c’était la guerre d’Algérie les bidules et les plasticages de l’OAS STOP Le rouge Liné prophétique ferme sa terrasse et ses stores juste en face du métro Charonne et le garage à gauche (fringue et fastfood) dans Max le ferrailleur est fermé depuis longtemps STOP sueurs qui perlent les fesses quand 1000 personnes courent en tous sens à la première charge des panneaux des lattes de parquets (projectiles amateurs) contre extincteurs incendie et lacrymales STOP

LECTURES/perfomances nombreuse à Montreuil; Paris, Besançon, Marseille…

 

Matraque Chantilly livre de Marius Loris

Matraque chantilly de Marius Loris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOVEMBRE 2016

commandes sur http://www.atelierdelagneau.com (par chèque ou par paypal)

CLAIRE DUMAY « ARRACHER LE TAPIS ET AUTRES MOMENTS FONDATEURS »

Postface de l’auteur. Photographie de couverture Alain Sicard, 140 p. 17 €

couverture Claire Dumay

photo Alain Sicard pour la couverture « arracher le tapis » de Claire Dumay

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EMMANUEL BOVE : « le crime d’une nuit » suivi de « Bécon-les-Bruyères » 88 p. 17 €

couverture : peinture de Gérard Jaulin.

emmanuel bove le crime d'une nuit

couverture le crime d’une nuit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SEPTEMBRE : l’intranquille n°11, 88 pages, 16 €

 

couverture illustrée par J.M Scanreigh

couverture de l’Intranquille n°11

ruines de corinthe

un pilier de Corinthe recouvert de lichen

 

 

 

 

AOUT 2016  Jean ESPONDE : « les derniers Grecs, Corinthe, 146 av. J.C » 110 pages, 16 euros

Photographies de Françoise Favretto (Corinthe, Eleusis, 2016)

SEPTEMBRE 2016 : JACQUES IZOARD « Langue de liège aveugle » 58 p. 14 €

le Musée Curtius de Liège consacre une exposition à l’auteur « Constellation Izoard » en est le sujet, ses amis et connaissances ont donné un objet qui le symbolisent. A cette occasion des textes et poèmes de Jacques Izoard ont été réunis. Ils concernent tous la ville de Liège. L’exposition se déroulera du 9 septembre au 15 octobre. Inauguration le 8 septembre.

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PUBLICATION MAI 2016 :

Marius Loris son premier livre

couverture de bouche louche

Marius Loris : Bouche Louche,préface de Charles Pennequin, dessin de Thomas Dunoyer de Segonzac, collection 25 (le premier livre d’un auteur) 72 p. 16 €

EXTRAITS : « Pour exister les gens ils te boulottent, ils te bouffent vite les pieds mains sur la pomme, ils te laissent juste le trognon, ils te laissent juste les pépins, le reste ils le croûtent bien net, ils te rabotent la tête, ton trognon ils le jettent même après, une bonne vieille charogne une fois que les gens te sont passés dessus, ils te déglinguent ils te défoncent comme un vieux plumitif, cassoulet de foire ils te désossent,(…)

« (…) Lire les mystiques russes y apprendre le crime et la foi, s’abreuver la tête des apocalyptiques et des visionnaires allemands hétérodoxies des années 30 sans présent ou poésie sur échafaud espagnol quand Lorca se faisait trouer par les balles fascistes après avoir chanté la mort de New York ou beatnik américain saturé de drogue et d’essence pour vider leur néon livide sur des encres crasseuses et des culs imberbes, sentir le gaz et la peau de Sylvia Plath flirter avec le néant, s’éclater les tranches têtes comme une toupie sur les verbes bouillons et la prose vomie de Charles Pennequin puis s’embourber dans la lente lobotomie de Tarkos. »

 

revue l'intranquille N°10

l’intranquille revue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Revue l’Intranquille n°10, avril 2016-sept 2016… 92 p. 16 €    au sommaire  : 32 « faux-haïkus » inédits de Jean-Claude Pirotte, 25 auteurs et artistes : »servitude volontaire » dossier Pierre Courtaud, Dossier Jérôme Bertin, critiques de livres et revues.

Jérome Bertin extrait de l’entretien : « La majorité de mes travaux relèvent de ce qu’on appelle l’auto-fiction  ma vie ne me sert que de matière première à l’écriture   je suis un putain de vampire    les gens pour moi sont les potentiels personnages   d’un livre à écrire, c’est tout   Annie Ernaux, par exemple, se fait un devoir d’être exacte, précise, sans fioriture   elle ne veut pas trahir le réel   de mon côté je choisis la liberté totale    je fais ce que je veux de ce même réel   il me sert d’alibi pour exprimer un style et des idées   style et idée, mes chevaux de bataille… »

Jean-Pierre Bobillot : Quand éCRIre, c’est CRIer. De la POésie sonore à la MédioPOétique & autres nouvelles du front, 5 petits essais  +1, coll QUE FAISONS-NOUS ? 128 p. 18 € – MARS 2016

Louis-Michel de Vaulchier : BIEN VUE – MAL VUE, collection Architextes, 86 p. 15 € Publié avec l’aide du Centre National du Livre (CNL) JANVIER 2016

André Gache : DOGONS, EMME WOBO (Nous sommes ensemble) collection Ethnopoésie, 200 p. 20 € DÉCEMBRE 2015 (paroles traduites du dogon, photographies en noir et blanc, essai, graphiques) Publié avec l’aide du CNL

Sylvie Nève : Bande de Gaza, 94 p. 14 € NOVEMBRE 2015

Revue l’INTRANQUILLE N°9, octobre 2015-mars 2016…Gertrude Stein, Le sijo Coréen, dossier « provocations ? », etc…92 p.15 €. OCTOBRE 2015

Françoise FAVRETTO : L’ARRACHOIR 2, récits et nouvelles, 74 p. 14 €. JUIN 2015

Emmanuelle IMHAUSER : Intempéries, 58 p. 14 € MAI 2015

Jean ESPONDE : LA CRETE D’ ARIANE ET MINOS, 84 p. 15 € . FEVRIER 2015

Revue l’INTRANQUILLE N° 8 mars-septembre 2015… 90 p. 15 €. MARS 2015

AU SOMMAIRE : 10 pages d’un roman traduit de l’espagnol : José Vidal Valicourt LISBOA SONG

DOSSIER RABAH BELAMRI, auteur algérien d’expression française disparu en 1995

DOSSIER BOHEMIENS, GITANS

NOUVEAUX POETES : MARIUS LORIS, GABRIELLE JARZINSKI, ELISABETH MORCELLET, etc.

dessins de CENDRES LAVY

étude de F Couécou sur l’écrivain anglais FORD MADOX FORD (auteur de Parade’s end)

CRITIQUES de J.P BOBILLOT, F.FAVRETTO, MARIE CAZENAVE

Jacques DEMARCQ : RIMBALDIENNES, 128 p. 18 euros. JANVIER 2015

ARTICLE sur rimbaldiennes.ccp du cipm

DEMARCQ, Rimbaldiennes

couverture de RIMBALDIENNES de J.Demarcq

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Philippe JAFFEUX : AUTRES COURANTS, 74 p. 16  euros. JANVIER 2015

fin 2014 :

Friederike Mayröcker : CRUELLEMENT là, 124 p. 18 euros

 traduit DE L’ALLEMAND (AUTRICHE) par LUCIE TAIEB

rappel : l’auteur a déjà publié 4 livres traduits à l’Atelier de l’agneau, dont BRUTT en 2008.

Un dossier lui est consacré en mai 2015 dans la revue EUROPE spécial CLAUDE SIMON : inédits, entretien, études… d’Aurélie Le Née, Lucie Taïeb, Jean-René Lassalle, Marie Cosnay, Jean-Pascal Dubost, etc.


Charles Pennequin
titre : Charles Péguy dans nos lignes

dessin de couverture : Charles Pennequin
dessins intérieur : Benjamin Monti

ISBN 978-2-930440-79-8
Genre : littérature / poésie

Prix : 14 € 76 pages
Format : 13,5/21cm
Date de sortie : 15 septembre 2014

Présentation du livre :
4 textes de fiction poétique sur Charles Péguy, écrivain mort au front en octobre 1914 au début de la guerre. Charles Pennequin s’appuie sur les écrits de Péguy et sa biographie pour lui rendre hommage.

EXTRAIT : « On pense comme des bourgeois assis et parlementaristes vis-à-vis de Charles Péguy. Charles Péguy le chrétien ou Charles Péguy l’inchrétien, comme j’ai lu. Charles Péguy le réactionnaire. Charles Péguy l’ancien. Le mal embouché. Charles Péguy le paysan. Ce n’est donc pas Charles Péguy qui exagérait un brin. Car déjà c’est son époque à lui qui exagérait un brin. Et lui avait raison de soutenir mordicus, que c’est à partir de la fin du dix-neuvième siècle, que tout ça a commencé à défaillir. Que la vie a déconné. Que les choses ont commencé à mal tourner pour le monde. Le monde chrétien ou le monde à venir. Les promesses à venir. Les promesses communistes. Les promesses d’une politique non parlementariste, non bourgeoise et élitaire. Mais quelle tête il ferait, aujourd’hui, le pauvre Charles, s’il nous voyait. S’il lisait dans nos yeux ou dans nos livres. S’il lisait dans les lignes de ceux qui se disent des combattants. Des combattants sans combat, à part les urnes. « 

charles pennequin

 

 

 

 

 

 

Charles Pennequin

A U T R E S :

  1. RORIK DUPUIS Confort minimum, 110 p. 16 euros. EXTRAIT : « Dérives. Un air berlinois boulevard du Montparnasse. La jungle sur le toit-terrasse. Captivé par ton verso. Avant de découvrir ton recto. Sauf erreur de notre part, début du printemps : dans une allée de la ménagerie : Leïla. Un imper, pas suffisamment couvert. Pas froid. (Nous avions un professeur d’histoire, un ancien militaire, qui en plein hiver ouvrait en grand les fenêtres de sa salle de cours et disait : « Le froid, c’est psychologique. » Cela m’est resté. Depuis, quand j’ai froid, je fais un effort mental de relativisation, me disant qu’il ne fait pas si froid que ça, et j’arrête donc d’avoir froid – comme on peut décider d’arrêter d’avoir peur.) Je me contente de mon imper. Objectivement, je n’ai pas froid. C’est étrange. »     Lecture et compositions musicales  le 14 octobre à Paris, Maison d’Aquitaine, et le 15 novembre à 16h30 Espace des Blancs Manteaux, Salon « L’autre livre » et dédicaces à partir de 17h30
  2. portrait de Rorik Dupuis

 

 

 

 

Rorik Dupuis

 

2.Quelques publications récentes (fin 2013 et premier semestre 2014)

3.Un aperçu d’un catalogue plus ancien 2008-2012

2.

L’intranquille, revue de littérature : abonnez-vous
pour 29 euros en envoyant votre chèque à ATELIER DE L’AGNEAU 1 Moulin de la Couronne  F 33220 ST-QUENTIN-DE- CAPLONG
L’intranquille n°7 octobre 2014-mars 2015 90p. 15 €

voir page d’accueil cliquez sur l’INTRANQUILLE

L’intranquille n°6 mars-septembre 2014  92 pages, 15 € avec un

DOSSIER SPECIAL DE 30 PAGES : poètes argentins (bilingue)

réalisé par D.Minneghercouverture de l'INTRANQUILLE 6

 

 

 

 

 

 

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LIVRES ::::

JEAN-LUC LAVRILLE 

REMARMOR

TRAVAIL GRAPHIQUE de Mary-Ann Beall

TRAVAIL GRAPHIQUE de Mary-Ann Beall

Préface de Pierre Drogi
monotype (détail) de Mary-Ann Beall

ISBN 978-2-930440-76-7
collection : architextes n° 22

Genre : poésie

Prix : 14 € 68 pages
Format : 13,5 cm/21cm
Date de sortie : 20 MAI 2014
Jean-Luc Lavrille vit et travaille à Paris.
C’est là son dizième livre

EXTRAIT D UN ARTICLE DE B.BARBAUT :
Précédé d’un texte de Pierre Drogi qui fait la planche — « tout arrangé comme un piano de Cage » —, Remarmor, de Jean-Luc Lavrille, impose le vertige — puisqu’on prétend que c’est dans l’oreille interne, son labyrinthe, que les organes du sens (ou centre) de l’équilibre sont hébergés — des sons, celui d’une langue qui ne tient pas en place (Alain Frontier) provoque le tournis, le tournicotis-tournicotas. »  J. Barbaut , sitaudis.com

Denis FERDINANDE
Cylindres

dessin de Denis Ferdinande

dessin de Denis Ferdinande

ISBN 978-2-930440-75-0

collection : architextes n° 21

I S S N 1759-5538

Prix : 16 € 120 p.
Format : 14,5 cm/21cm

Date de sortie : 10 MAI 2014

 

Né à Lille en 1978, Denis Ferdinande vit en
Normandie.
C’est son cinquième livre à l’Atelier de l’agneau.
Aux Éditions D-fiction (e-Book) :
Les Fusées de C. B., 2013
Il a obtenu en 2009 la bourse découverte du
Centre National du Livre.

extrait de l’article de François HUGLO à propos de CYLINDRES

Barthes : « Ce qui est caduc aujourd’hui dans le roman, ce n’est pas le romanesque, c’est le personnage ; ce qui ne peut plus être dit, c’est le Nom Propre ». Sous pression de l’avant-dire, le récit sans personnages, sans autre narrateur que quiconque, l’odyssée sans héros, parcourt la phrase à corps perdu, « corps se relayant telle présence d’une consistance opaque parmi les signes, lesquels semblent la signaler à l’instant de leur parcours mais il n’en sera visible, au mieux, que du feu, et si ce feu est trop encore, s’il est même celui des spectres, une fumée seule se perdant. L’inscription ainsi ne fixe en rien la présence mais au contraire la déclare perdue, et cela d’avance, sans qu’il ne lui soit besoin de rien déclarer par ailleurs, ce furent les corps (…) ». Écriture, lecture, n’y voient que du feu : les volutes (volumes) de fumée des spectres, ou les fumerolles du volcan ? Précipité vers l’abîme, l’aveuglante éruption de la mort (mais « qu’est-ce au juste la mort », qu’est le « mort vidé de ses profondes lueurs » ?), le corps « échappe au récit qui n’en fait pas son affaire, il en est sa condition mais ce récit en retour l’écarte, d’un décret qu’il ne formulera de surcroît jamais, perdu dans les hauteurs de son lieu chimérique — l’arche. L’archi-chimère ». paru le 18 mai 2014   http://www.sitaudis.com

IRAJ VALIPOUR

TITRE :

Zabouré Zane, femmes postmodernes d’Iran en 150 poèmes (1963-2013) :

romanthologie autour des poèmes de 35 femmes iraniennes, souvent trentenaires et dont

les textes persans ont été recueillis sur le net, dans les livres et plaquettes, revues d’Iran.

240 pages, 23 €

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CONSTANCE CHLORE

Titre :

L’ATOMIUM

Illustrateur :LEON WUIDAR

EAN 9782930440712

Prix TTC : 15 €  

Thème : récit/poésie

76 p.

Ce livre a obtenu le prix international de poésie YVAN GOLL 2014

Présentation du livre : Récit poétique autour de l’Atomium dans le cadre de l’exposition universelle de Bruxelles, en 1958. Inauguration, effervescence, visites de pavillons ; un personnage effectue un voyage initiatique à travers les 9 boules d’acier de cet atome, agrandi 165 milliards de fois…

« L’ingénieur, André Waterkeyn Sous la surprise du limpide sang bouleversé A élaboré un projet Tournant le dos à la force de destruction effroyable de la bombe » C.C.

 L’auteur : Née à Bruxelles, vit et travaille à Paris. A publié deux romans et donne régulièrement ses poèmes en revues (MIDI)

Le graveur : Vit entre Lille et Bruxelles. Il a également illustré d’une gravure

le livre de Pierre Puttemans : Facéties, 2013

 

Extrait :

Suspendu aux escaliers le bâtiment mûrit

Je vois :

Un cube renversé sur une de ses pointes ; au centre : 8 sommets 

20 tubes relient entre eux les atomes

 

Longs couloirs, passages

Je suis la seconde dans l’orage

Où tant de chutes :

Ce sont les risques de l’air

 

J’ose un frêle signe sous la lourde masse (Elle pèse 2400 tonnes)

Des ondes m’assaillent et me divisent

L’ampleur qui m’arrive

La distance est si grande

Les nerfs éclatent d’images rapides Chaque sphère pèse 250 tonnes Loin du coupant et de la pointe des aiguilles Je me ralentis La chute est le vide central À la base de l’Atomium : trois piliers rassurent Beaucoup de gens croyaient que l’Atomium tiendrait sur une seule boule Ce n’est pas possible Elle tient avec des supports, de gros tubes Potferdoom ! que sa masse somptueuse ne vienne à s’écrouler À qui n’a pas confiance le souffle blesse dangereusement

L’intranquille n°5

Date de sortie : 10 octobre 2013

EAN 9782930440682

Prix TTC : 14 €

Thème : littérature/arts/poésie

92 p.

Sommaire

POÈMES TRADUITS

Brane Mozetič traduit du slovène par William Cliff et l’auteur

Laily Long Soldier, amérindienne traduite de l’anglais par

Béatrice Machet

Poèmes visuels, Gustavo Vega

 

Alejandra Pizarnik traduit de l’espagnol (Argentine) par

Brigitte Le Brun Vanhove et Margarita Contreras

Sidya Ould Mohamed Ould Heddar  traduit de l’hassanya par

Mick Gewinner et Mohamed Ould Mokhtar Ould Abidine Ould

Mohamed Ould Heddar

 

POÈMES

Louis-François Delisse : « Asnographies

Vianney Lacombe : « Sans titres »

Ismaël Savadogo : « Une année sans tutelle »

 TRADUCTEURS-AUTEURS

Philippe Blanchon et James Joyce

Pierre Drogi et Herta Müller

Jan Mysjkin et Doina Ioanid

Lucie Taïeb et Friederike Mayröcker

Philippe Di Meo et Andrea Zanzotto

 

DOSSIER

Poésie des femmes iraniennes postmodernes (3) par  Iraj Valipour, avec Sedipeh Jodeyri et l’influence de la forme du gazhal américain

 

LE MALI

Anne Poiré et Patrick Guallino (peintures)

Jean Esponde : »insertions »

André Gache « Le pays dogon », extrait de « Emme Wobo » ( à paraître à l’Atelier de l’agneau)

Françoise Favretto : « Entrée dans Bamako »

 

DOMAINE CRITIQUE

Jean-Pierre BOBILLOT : VOIX, etc.  N°72 : Verlaine, Eric Dussert, René Dalize, Cosima Weiter, Sébastien Lespinasse, Marie Krysinska

F. Favretto : Revues, livres

HOMMAGE à PIERRE PUTTEMANS par Jean-Michel Pochet

 

HISTOIRE LITTÉRAIRE

Le Journal de Michel Valprémy(5), début 1991

Ford Madox Ford un romancier américain émule de Flaubert

par Fabienne Couécou

 

 VICTOR SEGALEN

Titre :

HISTOIRES FANTASTIQUES

 sous-titres :

 DANS UN UNIVERS SONORE, LE SIÈGE DE L’ÂME,

LA TÊTE, MOI-MÊME ET L’AUTRE, MOI et MOI

 Postface de JEAN ESPONDE

Date de sortie : 10 DECEMBRE 2013

 EAN 9782930440705

Prix TTC : 15 €  

 Thème : littérature / NOUVELLES

90 p.

 Présentation de 3 nouvelles :

 Dans un univers sonore :

Souvenir des années d’étudiant à Bordeaux, thèse encore présente à l’esprit, où s’affirmait déjà l’écrivain (« Les synesthésies et l’École symboliste »). Segalen retrouve ici un ancien camarade vivant en reclus dans le quartier de La Benauge et « dans un univers sonore« . 

Le siège de l’âme

Écho de ses visites aux tombes impériales, de son hostilité au tourisme de masse commençant à polluer dans ces sites la durée victorieuse des noms. Groupes agités et bruyants : l’âme d’un Empereur – mais évitons ce nom par respect – va les fuir.

La Tête                                                                                                 

Après une formation aux Langues Orientales, c’est le premier voyage, 6 mois, de Pékin à Tchong-King, et descente du Yang-Tse-Kiang jusqu’à Shanghai, ce fleuve trouant l’immense Empire rond comme une orange, et savoureux comme ce fruit près de la putréfaction. Un fruit dont il a goulûment pressé le jus. Médecin-interprète, spécialité français-chinois, ça ne court pas les rues. Un stage linguistique avec pour seule obligation de résider en Chine, il faut en profiter ; et une joyeuse ballade accompagné par le copain Augusto Gilbert de Voisins. Ce fut dur mais ils se sont bien amusés ; voir la nouvelle La Tête. (Extrait de la postface)

Moi-même et l’Autre

Texte extrait d’Équipée. Confins du Tibet, en pays Mosso, un hameau perdu, une nuit face à la montagne, deux ou trois pipes, et l’hallucination : l’adolescent qu’il était lui apparaît, avec ses promesses, ses espoirs. Comment sera-t-il jugé ?

Texte accompagné d’un brouillon antérieur : Moi et Moi.

 

Victor Segalen (1978-1919) est né à Brest. Études de médecine à Bordeaux. L’une des universités de la ville porte son nom. Surtout connu pour son chef-d’œuvre poétique Stèles (1912). Auteur de proses et de notes de voyages concernant la Polynésie (Les Immémoriaux, Gauguin dans son dernier décor), Rimbaud (Le double Rimbaud), la Chine (Le Fils du Ciel, René Leys). Archéologue (Les origines de la Statuaire de Chine). Œuvres complètes chez R.Laffont, coll.bouquins.

 

Du même auteur chez le même éditeur :

 Un grand fleuve, suivi de Les chasseurs et la bête (nouvelles)

 Les marquises, suivi de Tempête sur les îles Tuamotu

 

Voici le premier livre de la collection DESSINS (paru en MARS 2013) :
TRISTAN FELIX  & GABRIELLE BRETON-PESLIER Préface de MAURICE MOURIER, postface de TRISTAN FELIXRép 1 de TF à Gab jpg

Rép 1 de TF à Gab
Volée de plumes, dessins à deux mains à la plume

ISBN 978-2-930440-46-0

Genre : dessins

COLLECTION DESSINS (N°1)

Format 19/25 cm  70 pages 25 €)

  • 2. aperçu d’un catalogue plus ancien : 2008-2012

ATEUR : JUTTA BECHSTEIN

TITRE : KAFKA A BORDEAUX ou

la vie de Jean et Charlotte Carrive à la Girarde

ISBN 978-2-930440-09-5

Date de sortie : septembre 2008

Genre : Essai

COLLECTION ARCHIVES  7 €

Format:21/29cm 20 pages

Présentation :

Egalement au sommaire de la revue :

Robin Robillard : « A la rencontre de Mme Carrive »

Deux textes de Kafka traduits par Jean Carrive :

« L’Epée » et « Un aphorisme »

Le couple Carrive, franco-allemand,

fut parmi les premiers traducteurs et commentateurs de Kafka.

Il vivait dans le même village que l’Atelier de l’agneau.

Ce numéro de la collection ARCHIVES souligne la signification

spirituelle et religieuse des récits.

AUTEUR : GISELE PRASSINOS

TITRE : Mr THOMAS EN EXIL

suivi de: Tante Marie ou « Ballonnette

Genre : nouvelles et dessins

ISBN 978-2-930440-14-9

Date de sortie : mars 2009

COLLECTION ARCHIVES   12 €

Format : 21/29 cm  42 pages

Présentation :

Gisèle Prassinos est née en 1920.

Elle publie son premier livre à 15 ans.

Elle ne tient pas à s’attarder sur sa période

surréaliste, mouvement dont elle fut une égérie.

Pourtant, il est indéniable qu’elle conserve encore

de sa jeunesse cette pratique d’écrire et de dessiner

« ce qui lui passe par la tête ».

Ces nouvelles ont été écrites  en 1999 et 2000.

Si les personnages principaux meurent,

c’est après avoir accompli un exploit ;

se ressaisissant, ils ont tout donné en une fois.

Voilà ce qui réunit ces textes écrits en phrases amples,

où les souvenirs d’enfance et les relations fortes

constituent l’essentiel.

Un regard acerbe et radical sur le monde,

à partir de la campagne ou de l’hospice :

des forces venues d’au-delà du réel animent ces écrits

tandis que ses dessins montrent encore davantage

les questionnements autour du corps.

AUTEUR: MICHEL VALPREMY

TITRE : LA SALPÊTREUSE

ISBN 978-2-930440-19-4

Date de sortie : 2008

COLLECTION NOME

Genres : textes et dessins ou peintures

24 €   14,5 / 24 cm  28 p.

non relié, présenté sous emboîtage réalisé à la main

première édition numérotée de façon manuscrite de 1 à 150

Présentation:

L’auteur aime et pratique ce genre peu connu

et ancien de la FARCE.

Des personnages loufoques, hommes ou femmes,

qu’on pourrait rencontrer, mais quand même assez fous

et donc très émouvants. Des portraits d’une page chacun

qui résument une vie.

Des dessins en couleur et des photos de sculptures

sont pour la première fois dévoilés

en accompagnement à ces textes.

Circonstances : Il s’agit du dernier manuscrit

de Michel Valprémy, écrit juste avant son départ

le 4 septembre 2007.

Il s’avère que c’est un ensemble tout à fait abouti.

EXTRAIT :

CŒUR-DE-BEURRE

Il dit que les miroirs ont une âme, une âme plate.

Il dit que le désir est circonflexe, toujours.

Il suffit d’être patient, sans bouger, pour voir le plat,

le circonflexe, pour voir la pâleur des corbeaux,

la raideur des manèges, l’orbe des génuflexions.

Il sait ce que c’est d’être immobile dans la pénombre,

il sait le guet-apens de la lumière, sa flèche et sa traîne.

Il a des secrets comme nous des bouchons.

Son œil jamais ne se pose sur les lits ouverts, sur ce fumier.

Il ne danse pas, ne touche pas la main d’une dame en cheveux,

l’épaule d’un homme qui sanglote. Il gifle les enfants trop rouges.

Il parle dans la soie ; les mots « gratis, zonzon, tohu-bohu, postérieur »

le font vomir. Il n’a d’autre occupation que de déplisser les roses.

Il dit que chaque pierre sur la terre a un cœur, un cœur de beurre.

AUTEUR : ALEXANDRE VALASSIDIS

TITRE : LE SAUT DE L’ANGE  ENTRE DEUX CHAISES suivi de  GRAVATS

ISBN 978-2-930440-15-6

Date de sortie : 2009

GENRE : Poésie

COLLECTION 25 (le premier livre d’un auteur)  11€

13,5/21 cm  58 pages

Présentation:

Le premier texte relève davantage d’une poésie narrative :

Dans une cité industrielle, un garçon esseulé

a perdu son amour Lily. Il  écrit, il veut partir.

Sensible dans le deuxième ensemble, plus onirique,

presque surréaliste : « l’écriture du corps ».

EXTRAITS:

« Mon visage, c’est un peu celui de mon père

avec un peu de celui de mon chat. Mon visage

est tout gris, et ma bouche est très large. »

« Le saut de l’ange…

Je serre Maman, m’enfuis sous la voûte, dans la robe.

J’ai fabriqué un collier avec des nouilles et j’ai

écrit un poème. « Maman, tu es la plus belle des mamans ».

Le soir, elle coupe une pomme en quatre :

ça fait trois morceaux pour moi et un pour elle.

La pomme conserve l’odeur de ses doigts,

je mange un peu Maman dans la pomme. »

AUTEUR : EUGÈNE SAVITZKAYA

TITRE : ALAIN LE BRAS, PORTRAIT EN PIED / LETTRES A R. V. / PLAISIRS SOLITAIRES

(écrit avec Jacques IZOARD)

Isbn 978-2-930440-16-3

Date de sortie : 2009

Genre : poésie

collection ARCHIVES   12 €

21/15 cm 28 pages

L’hommage fantasque, poétique, à caractère universel,  d’un écrivain à un artiste.

Des lettres de 1974, à « Plaisirs solitaires », en 1979,

jusqu’à « Alain Le Bras, portrait en pied » en 1987, texte à

l’intention de cet artiste et ami disparu un peu plus tard,

l’écriture de Savitzkaya est « comme une goutte de sang ou de liqueur »:

ainsi désigne-t-il lui-même « la plus belle couleur ».

Nouvelle édition de trois textes publiés à part

et réunis ici pour la première fois.

EXTRAIT

Il polit la cire colorée avec un chiffon de soie,

cravate ou foulard. Il polit les verres avec un

torchon afin qu’ils ne contiennent que ce qu’il y a

de meilleur. Il polit son cuivre avec de la silice et

un chiffon. Il polit ses dents avec de la crème et son

tendre. Le blanc avec du noir de Chine. Il polit ses

feuilles d’or à l’aide d’un polissoir, le polissoir de

l’ongle de son médius.

La corne, avec sa peau. Les têtes en bois et en terre,

avec la manche de sa chemise. Avec quelle matière

polirait-il telle longue jambe de géant,

tel pied posé sur le fil du tapis

quand la tête touche au plafond ?

AUTEUR : DENIS FERDINANDE

TITRE : TOUTE LITTÉRATURE S’EFFONDRE

ISBN 978-2-930440-21-7

Date de sortie : 2010

Genre : poésie

COLLECTION ARCHITEXTES  14 €

13,5/21cm  104 pages

Présentation:

Le plus souvent il y a la chambre, la fenêtre,

parfois un bar, une fille. Et la littérature.

Des phrases circulent, dignes ou indignes,

la guerre se déclare, qui n’est rien au fond

que le sens de l’écriture.

EXTRAIT des

Réponses au questionnaire autour de

« Toute littérature s’effondre »

pour http://www.lechoixdeslibraires.com

Quel est le thème central de votre livre ?

Pas de thème : « Il faut enclencher la folie dans

la pensée, non pas faire d’elle le thème de l’actuel volume

(il n’y a pas ici cette chose désuète appelée « thème »)

mais en procéder et procédant d’elle affecter l’ensemble

des objets en présence, ce qui peut vouloir dire

ceux de la pensée même, si eux seuls se présentent,

s’il n’y a personne qu’eux, etc. »

Toute litt., p. 36.

AUTEUR : ANNE SAFFRE

TITRE : LES MOUSSES DU QUAI DE LA GARONNE

Livre et DVD

ISBN 978-2-930440-26-2

Date de sortie : 2010

Genres :  Poésie/ Livre d’artiste domaine MULTIMEDIA

15 €  format : 14 / 14cm  24 pages, 50 exemplaires

la 4ième de couverture inclut  une enveloppe

avec DVD gratuit contenant 5 films video.

Présentation:

En plongeant dans les mousses de la Garonne,

le lecteur pourra découvrir des liens étranges

entre un vestige de guerre, un temple khmer

et les pieds et mains de l’écrivain.

Présentation des films :

petits mouvements hésitants dans un espace en construction.

une improvisation-découverte dans des zones frontalières.

(chantier de la bibliothèque universitaire de Bayonne,

août 2008)(mouvements: anne saffre; son: philippe laval)

fractalyse:

une des improvisations dans sa longueur totale.

approche du thème de la division-unification.

(improvisation sonore: philippe laval)

rectangle:

une des improvisations dans sa longuer totale.

approche du thème du sortir-entrer.(voix: anne saffre)

mousses:

sur l’espace entre les espaces (matérielles ou spirituelles),

sur ce qui lie et sépare, ce qui détruit et fait renaître.

(images: anne saffre; son/voix: philippe laval/ marie-anne mazeau)

chantier:

présentation du livre ‘titre en chant(i)er’,

donnant le contexte de ‘ex-in’ et ‘mousses’.

recherches et témoignages autour du phénomène de la conscience.

(montage: anne saffre/philippe laval; voix: anne saffre

AUTEUR: ISABELLE POUCHIN

TITRE : MONET, la femme et l’enfant dans le champ aux coquelicots

ISBN 978-2-930440-22-4

Date de sortie : 2009

Genres : POÉSIE / BEAUX ARTS

COLLECTION 25    15 €

13,5 / 21cm  94 pages

LE LIVRE :

Isabelle Pouchin a beaucoup accompagné sa mère –

peintre elle-même –  qui lui a fait découvrir, enfant,

les champs du pays d’Auge, dans la proximité de Monet.

Texte inspiré en particulier par « Les coquelicots »

peints en 1873 à Argenteuil et également par le thème

de « La femme à l’ombrelle ». Poème d’un lyrisme parfois violent

dans son mouvement pour « retrouver »

les premiers éclats d’un travail créateur,

grand moment – on l’appellera bientôt impressionnisme –

dans la vie de Claude Monet et l’histoire de la peinture.

EXTRAIT:

il sait qu’il essaie

qu’il bavoche qu’il moud sans cesse la langue des nains

souvent il se demande si ça donnera petite

petite suie fade

il s’agace il s’affole

il cherche les tons aux lents mûrissements

sur le noir exténuement

sur les noires menées de Mélancolie il a craché

sa révolte d’homme très-concerné par

ses frères humains

il sourit

ce rouge sang lui va

là ces deux sèves musardes pour les yeux

le fruit d’or des joues

AUTEUR : IVAR CH’VAVAR

TITRE : 32 HAÏKUS

ISBN 978-2-930440-28-6

Date de sortie : 2010

genre: poésie

Collection Framboises foulées par les biches.

Réalisation en « livre unique » pour chaque exemplaire numéroté,

réalisé par Françoise Favretto, limité à 100 exemplaires, presque épuisé.

20 €   11cm/21cm  40 pages sur papier 160 gr (dont 20 pages imprimées)

Présentation :

“Un jour, Ivar Ch’Vavar, spécialiste du poème long, voire très long,

se cogne la tête à un  montant de porte et ressent un violent

besoin d’écrire. En moins d’une heure, il produit trente-deux haïkus.

Le lendemain, il en corrige une paire et ajoute deux variantes.” P.I.

EXTRAITS :

« Un nid de corbeau sur la tête

tu soutiens tes seins

des paumes de tes mains »

« Je suis là peut-être

mais si peu

ici. »

AUTEUR : JACQUES IZOARD

TITRE : OSMOSE PERPETUELLE

(4 entretiens)

ISBN 978-2-930440-29-3

Date de sortie : 2010

Genre : entretiens

COLLECTION ARCHIVES 14 €  13,5 cm/21cm 80 pages

EXTRAIT

– Est-ce que je peux retourner en Yougoslavie ?

– Trop tard, les frontières sont fermées.

Vous êtes l’hôte du peuple albanais ».

On est sorti sur une grande esplanade :

« Il y avait une église orthodoxe. On l’a rasée.

On a rasé toutes les églises.» On est monté en car,

en pleine campagne, on m’a arrêté près d’une maison

à barreaux et fait entrer dans un sorte de chambre-cellule

aux draps de lit rugueux – des draps de LIN…..

des  vieux draps épais. Dehors, il y avait des poules…

Je suis resté seul toute la nuit, et dehors

c’est resté éclairé, on devait me surveiller.

Je n’avais pas mes médicaments pour l’asthme,

je me sentais très mal…

À 7 heures, la porte s’ouvre… Petit déjeuner

de 6 œufs à la coque avec du pain. Ils m’ont regardé manger

en riant parce que je trempais le pain dans l’œuf.

On m’a fait venir dans un bureau avec l’interprète

pour un nouvel interrogatoire.

– À quelle heure votre avion a-t-il atterri ? – 16 heures

– Hier, vous avez dit 17 heures.

On m’a reconduit à une autre frontière

avec les œuvres d’Enver Hodja.

J’étais entre le colonel et le traducteur,

face à trois autres Yougoslaves,

on a avancé ensemble jusqu’à une certaine distance et stoppé.

(entretien avec FF)

A propos d’OSMOSE PERPETUELLE

Réponses au questionnaire d’un site Web pour libraires :

1) Qui êtes-vous ?

Françoise Favretto: J’ai établi l’édition de 4 entretiens

que Jacques Izoard (poète, 1936-2008) a donnés,

parmi les plus étonnants, je l’ai bien connu

quand j’habitais Liège et il a fondé nos éditions dans cette ville.

2) Quel est le thème central de ce livre ?

Izoard répond à des questions de 5 intervieweurs, c’est original

car il a beaucoup interrogé mais peu donné d’entretiens lui-même.

Il raconte comment il a rencontré L.F.Céline, il raconte sa nuit

de prison capturé par les Albanais dans les années 70,

il parle beaucoup de sa ville, qui est son « égérie »,

de sa fascination pour le mot « bleu » et de sa pratique

de la poésie bien sûr.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre,

laquelle choisiriez-vous ?

« Je ne voudrais pas que la poésie devienne quelque chose

d’élitiste ou qu’elle soit réservée à quelques personnes

qui seules peuvent se la procurer ! »

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?

Justement aucune car Izoard  dit qu’il ne connaît rien en musique…

5) Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?

L’humour du poète quand il se raconte, son double regard.

AUTEUR : MATTHIEU GOSZTOLA

TITRE : DEBRIS DE TUER  (Rwanda 1994)

préface de Bernard Pignero

ISBN 978-2-930440-24-8

Genre : POÉSIE

14 €  13,5/21cm 94 pages

L’auteur a obtenu une bourse d’écriture

du Centre National du Livre pour écrire ces poèmes.

Présentation du livre :

Génocide de 1994 au Rwanda.

Matthieu Gosztola raconte poétiquement le parcours imaginaire

d’un enfant Tutsi cherchant à échapper aux massacres

perpétrés par les miliciens Hutu.

EXTRAIT:

un soir j’étais cassé

par un homme de connaissance

(on se connaît depuis l’enfance des mots)

alors machette

qui a délogé mon silence

nos regards se sont connus

(des tremblements de souffle dans la mémoire)

((une pensée me saute de côté))

(Nyanza, 6 novembre 2006

Mais justement, comment passe-t-on de l’horreur génocidaire

à la poésie ? Simplement, en refusant la confortable excuse

du suave mari magno sur laquelle repose toute la bonne conscience

de ceux qui savent et ne veulent pas savoir :

  1. « Le plaisir profond de n’y être pas » (Jean Baudrillard).

(Extrait de la Préface)

AUTEUR : PIERRE DROGI

TITRE : LEVEES ,

suivi de  : Sa filleule

ISBN 978-2-930440-30-9

Date de sortie : 2010

Genre : POESIE

14 € 13,5 cm/21cm 114 pages

Gravure de couverture : István Gyalai

Présentation:

Tourner le mal en bien. Qu’on soit plante ou humain,

choisir le haut.

Entre oubli et mémoire, activité d’effacement

et assentiment à ce que l’on perçoit, s’efforçant à explorer

le temps dans toutes ses dimensions.

EXTRAITS:

De la part des Huns

1

j’préfère m’en aller

au revoir, me dit-il

épuisement par d’autres

/ sollicitations

d’autres  /  chemins

jumelles à l’infini

s’ébrouant

qui touchent à chaque fois

les mouettes

et le ciel

2

pour accompagner les têtes

dis, Olivier

le ballet silencieux   des mouettes noueuses

sinueux

/ à être mère

et des essaims de libellules bleues

3

deux préceptes de Silouane

et ceci

“ que l’essentiel soit sauf

et le destin pas trop grand ”

pour celui qu’il habille

(et qu’il vêt)

plantes billet train / pain

sur l’autre rive

AUTEUR : EDITH AZAM

TITRE : DU POP CORN DANS LA TÊTE

dessins et texte

préface de Jacques Demarcq

ISBN 978-2-930440-31-6

Date de sortie : 2010

COLLECTION ARCHITEXTES

15 €  13,5/21 cm  190 p.

présentation du livre :

Un suspense à 3 personnages + une mouche et un aspirateur.

La narratrice : tout le temps fatiguée. Le premier des garçons :

ne cesse de l’embrasser et le deuxième : se recouvre

d’un sac de patates ou fait du vélo ; elle n’en peut plus,

coincée dans cet imbroglio.

En même temps, un « elastikanimal » court

entre les pages du livre, vers la même solitude.

EXTRAIT

« Me pomponne au popcorn

depuis plus de trois jours

ça fait un jus d’maïs dans mes os

Kopan-Bretan il dit

il dit que je f’rai bien

de fair’ de l’XXXZZZRRRcice

Moi trouv’ le mot trop compliqué

des mots pareils c’est la torture

c’est bon pour se défigurer

Pffff….

Ça m’stresse le langage

ça m’stresse… »

AUTEUR : VIRGILE

TITRE : LES ABEILLES ( Géorgiques IV)

traduit du latin par Françoise Favretto

+ entretien de Patrick Jusseaux avec

Jean-Marie Gachon (CNRS) et Christan Roux,apiculteur

ISBN 978-2-930440-23-1

Date de sortie : 2010

COLLECTION LITTE/NATURE, N° 1

Confronter un texte de littérature sur la nature

avec le savoir actuel.

12 €  13,5 / 21 60 pages

Virgile a mis en scène dans un récit à épisodes

le savoir de l’époque sur la vie des abeilles.

Des spécialistes d’aujourd’hui commentent

et actualisent ces connaissances déjà très avancées.

Présentation :

LES ABEILLES ou LE ROYAUME DE CIRE

La moitié du livre est consacrée à une enquête sur une question très actuelle et qui inquiète :

25% des abeilles auraient disparu en 2009 en France

alors que la moyenne de mortalité annuelle est de 5 à 8%.

Comment les apiculteurs peuvent-ils les renouveler ?

Les intervenants ont passé Virgile à la loupe.

Une discussion animée qui se conclut généreusement  par des conseils

à un jeune apiculteur.

Les Géorgiques, publiées en 28 av. J.-C., dont voici une nouvelle

version du Livre IV,  sont l’un des plus beaux textes sur la Nature.

J’ai tenté de rafraîchir le vocabulaire des précédentes traductions,

ne privilégiant pas le « poème »,

préférant une prose poétique pour ces mises en scène

au « royaume de cire ».

Texte étonnant aussi : ce monde est la métaphore du peuple romain

et les éléments de mythologie y apportent du piquant.

J’ai corrigé Virgile sur un point précis : ce qu’il persiste à appeler « rois »

a été traduit par « reines ».

EXTRAIT:

« En allant à l’aventure, elles heurtent des pierres dures

où leurs ailes se brisent, et vont jusqu’à rendre l’âme

sous leur fardeau tant elles aiment les fleurs avec

passion, tant elles tirent de gloire à produire leur miel ! »

AUTEUR : GUSTAVE FLAUBERT

TITRE :  NOTES POUR LES LIVRES A VENIR

précédées du  CAHIER DES VINGT ANS

Choix de textes établi par Françoise Favretto et Jean Esponde.

ISBN 978-2-930440-25-5

Date de sortie : 2010

collection : à l’encre et au crayon, ISSN en cours.

Genre : LITTÉRATURE

16 €    13,5 / 21cm  130 pages

Présentation:

Flaubert lit en prenant des notes, pour les réécrire,

les re-raturer. Sous des carnets de moleskine que scellent

des fermoirs, il donne aussi à l’Avenir des plans de livres

qu’il n’écrira pas tous. On y retrouve son esprit de satire,

de concision, sa verve, la critique parfois violente

de ses contemporains (voyez la description du bal page 23)…

Cette édition est issue des « Carnets de notes de lecture »

de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris.

Ils ne sont pas publiés dans LA PLÉIADE :

pour recentrer l’attention sur la « traversée » thématique

de toute une vie, nous avons intitulé notre choix :

« Notes pour les livres à venir »

en  y ajoutant des textes de jeunesse sous le titre

« Cahier des vingt ans ».

EXTRAITS

M. de Martignac, en septembre 1830, eut à se défendre

devant la Chambre d’avoir secouru les gens de lettres pauvres.

Le grand roman social à écrire (maintenant que les rangs

et les castes sont perdus) doit représenter la lutte

ou plutôt la fusion de la barbarie et de la civilisation ;

la scène doit se passer au désert et à Paris,

en Orient et en Occident. Opposition de mœurs,

de paysages et de caractères, tout y serait,

et le héros principal devrait être un barbare

qui se civilise près d’un civilisé qui se barbarise.

Je patauge, je rature, je me désespère

Je lis et je prends des notes démesurément

Arrivés à la cinquantaine, les gens d’esprit font, (et sérieusement)

ce qui les aurait fait pouffer de rire à vingt-cinq ans.

AUTEUR : MICHEL VALPREMY

TITRE : AGRAPHES

préface de François Huglo

ISBN 978-2-930440-39-2

Genre : poésie

COLLECTION ARCHIVES

Poids  : 428 g.   24 €

14 cm/21cm 350 pages

Présentation :

Cet ensemble réunit une bonne partie des écrits

de Michel Valprémy, publiés depuis 1981 en revues

ou très petites plaquettes (une vingtaine devenues difficile d’accès).

Mais il ne réunit pas les livres.

Couvertures et typographies d’origine ont été respectées.

Extrait de ROUGE PENDU :

« J’ai vu – qui m’a mouché, voilé la face ?

trempé les yeux dans l’eau des rigoles, des lavoirs,

des bassines ? j’ai vu – cloué le bec et le clapet ?

lié les poings ? haché menu mon âme claire ? –

vu à travers vos portes et mes fenêtres, à travers

loups de crépon, bandeaux de jute, rideaux de joncs,

vu, roulés en boules, plaqués au sol, au tapis,

des quartiers de viande douce téter leur couenne,

leurs ongles peints, leurs muscles chauds,

vu des filles comme des chansons cueillir des mûres

jusque dans le pli des corsages et, paire après paire,

croquer cerises à l’oreille des chiots, des bergers,

et mordre et lécher – on y était presque – et presser

et boire tout ce rouge en abyme, avaler pulpe et peau,

liqueur, petits noyaux, vu des doigts velus déjà,

mais blancs/blonds, potelés, faire jaillir coq,

fraises et pivoines du caleçon flou(…)

AUTEUR : CHRISTOPH BRUNEEL

TITRE : EN DESORDRE

sous-titre : De la destruction de la langue & de la corruption

du mot (fragments bruts d’un texte à définir)

Préface : Otto Ganz

ISBN 978-2-930440-40-8

Genre : LITTERATURE / POESIE

Collection : Architextes (n°12)  14 €

13,5 cm/21cm 114 pages

« Cela grouille, cela secoue, cela chausse-trappe à tout va,

cela caresse à rebrousse-poil, apprivoise et implique

que l’on ouvre les yeux, puis que l’on se penche sur ce corps

palpitant qu’est En Désordre. Car sans doute est-ce ici

que se niche une des clés de cette poétique :

ce texte est l’œuvre d’un sale gosse qui,

ayant démonté son lapin mécanique, relie au hasard

des fils dénudés pour se rendre compte que la bestiole,

animée de soubresauts, « fonctionne » toujours.

Rien d’étonnant – à ce que le poème, signalétique de cet univers

dans lequel le hasard initial est recadré dans une démarche

où s’enroulent la lucidité et la stratégie oratoire,

tienne lieu de mise en garde, tant sur le fond que sur la forme. »

EXTRAIT:

je jupe-culotte

tu cuissardes

elle gode

il miche

nous bretelles

vous jarretelles

ils agrip’-pan

elles agrip’-pines

&

Caligula s’effrite de Justine à la cuisine

AUTEUR : FRANCK DOYEN

TITRE : INVENTAIRE DE DEBUT DU JOUR

Isbn 978-2-930440-36-1

Date de sortie : janvier 2011

Genre : LITTERATURE/POESIE

14€  Format : 13,5 / 21cm.  88 p.

Présentation:

sous titre

« journal de Brigitte Jean. »

Ecrit lors de la campagne présidentielle française de 2007,

ce journal est avant tout le lieu de questionnements

sur les implications de l’engagement d’une vie en écritures,

et sur ses dimensions sociale, politique et humaine.

Une écriture qui bouge, évolue, s’épaissit, s’ouvre, s’enrichit des

collaborations avec les autres pratiques (plasticiens,performer,

improvisatrice vocale).

EXTRAIT:

troisième jour = brigitte jean écrit jour de décompression

malgré tout = plus justement dit de décomposition malgré

tout = oui et malgré le fait que tout pourrait effectivement

= écrire un peu plus loin = un peu plus hétéronyme =

dans un jour un peu plus jour = encore écrire un jour

+ un jour + un jour déjà passés sans cigarette sans café

hiapanèque sans vin rouge et sans ces grands dessins dans

la nature = juste dans cet état d’esprit-là = alors que rien

ne permettait de situer le point de vue d’où je me trouve

et pourtant = la lumière fut si belle hier sous les grands

arbres dégoulinant qu’on aurait pu vous y reprendre en

= lente marche ascension qui débouchera sur = le bas d’une page =

AUTEURS : PIET LINCKEN /

EDITH SÖDERGRAN

TITRE : Å Itinéraire suédois

isbn 978-2-930440-33-0

collection Bilingue n°4

Date de sortie : février 2011

Genre : LITTERATURE ETRANGERE/POESIE

14 €  13,5 cm/21cm 74 pages

Présentation:

Piet Lincken, écrivain belge d’origine franco-suédoise, né en 1969.

Compositeur et pianiste/organiste professionnel.

A publié 5 livres dont « Des éléments premiers » à l’Atelier de l’agneau.

Il traduit ici des poèmes d’Edith Södergran (1892-1923),

finlandaise, d’expression suédoise, dont l’écriture

montre un travail sur la notion de rive, de limite.

Elle bouscule les définitions toutes faites,

les principes moraux habituels.

S’en suit une vie jaillissante, panthéiste.

Dialogue entre le poète-traducteur et un choix de textes bilingues

d’Édith Södergran grande voix de la Scandinavie.

Pérégrination du l’esprit et du corps, dans un  travail

sur la notion de rive, de limite.

Piet Lincken intègre au livre des relevés climatiques,

latitudes, lieux, réminiscences, lettres et mots prenant

un caractère incantatoire, et photographies.

EXTRAIT :

À Eros

Eros, toi le plus cruel de tous les dieux,

pourquoi me guidais-tu jusqu’au sombre pays ?

Lorsque les fillettes ont grandi jusqu’à

être exclues de la lumière

elles sont jetées dans la pièce sombre.

Mon âme ne planait-elle pas comme une heureuse étoile

avant qu’elle ne soit tirée dans ton anneau rouge ?

Vois, je suis liée des mains et des pieds,

sens, je suis contrainte par toutes mes pensées.

Eros, toi le plus cruel de tous les dieux :

je ne fuis pas, je n’attends pas,

je souffre seulement comme un animal.

Edith Södergran

AUTEUR : JEAN-JACQUES ROUSSEAU

TITRE : LE SENTIMENT DE L’EXISTENCE

Sous-titre : L’île St-Pierre,

12 septembre – 25 octobre 1765

collection Litté/nature n° 2

isbn 978-2-930440-32-3

Date de sortie : mars 2011

15 €  Format : 13,5 / 21 cm  90 p.

Présentation:

Édition établie par Françoise Favretto :

présentation, notes, chroniques de l’île en 2010

LE LIVRE RASSEMBLE POUR LA PREMIERE FOIS

LES TEXTES SUIVANTS :

« La cinquième promenade » extraite

des « Rêveries du promeneur solitaire »,

des extraits de  la « Correspondance » et des « Confessions »

de l’automne 1765.

Françoise Favretto a écrit, en guise de complément

une promenade actuelle, ce qui fait la différence aujourd’hui,

en quelques stations : « L’île St-Pierre, juin 2010″ Elle y a rajouté

des dessins-collages de F.F.  :

« Rousseau et des plantes de l’île »

Le sentiment de l’existence », expression de

Rousseau, rassemble les écrits d’une courte période

en automne 1765, où l’auteur a connu ce moment si rare

pour tout individu : le bonheur.

Poursuivi et condamné pour ses œuvres « L’Émile » et  » Le Contrat Social »,

Rousseau s’enfuit de pays en pays et trouve un court refuge

dans une île du lac de Bienne, en Suisse où il formera avec sa femme

et le couple des « Receveurs » une petite communauté qu’il quittera parfois

pour herboriser ou voguer sur une barque et « rêver ».

Depuis, tout a changé bien sûr, l’île est devenue presqu’île

et les touristes sillonnent les chemins voire écrasent les fleurs

ou cassent avec leurs bateaux les roselières.

Il y a quelques habitants mais il est interdit de construire

depuis pas mal de temps. Le « lieu » de Rousseau

transformé en hôtel-restaurant.

AUTEUR : WILLIAM CLIFF

TITRE : LA MER, LES DUNES (fiction)

Isbn 978-2-930440-38-5

collection archives n°8

Date de publication : avril 2011

Genre : LITTERATURE/FICTION

deux prix :

– édition où chaque exemplaire est présenté différemment : 20 €

– « de luxe » dans une poche de jeans : 70 € (deux exemplaire seulement)

Format : 11,5/21cm  26 pages

Présentation:

« Très beau, très onirique et très estompé dans l’onirisme,

comme une estampe mais très précise jusqu’aux confins de l’érotisme

et de la fureur. Mais toujours en sourdine. » Mathieu Gosztola

Résumé :

A l’occasion d’un voyage à Coxyde (Mer du nord),

l’auteur, partant de faits réels, laisse vaguer son imagination

de façon quelque peu hasardeuse. Les scènes se passent dans les années 70.

« Petites dragues homos d’un couple d’amis dans les dunes de la côte belge.

Acte gratuit qui ne fera pas bouger le reste de l’action. »  ff

Extrait :

« Je fis à vélo un tour complet de sa personne et m’arrêtai près de lui.

C’était « René » qu’il lisait. Je mis mon bras sur son épaule et,

à haute voix, lu toute une page du livre.

Puis, me penchant sur son épaisse bouche,

je l’embrassai un très long temps, libérant l’abondance

d’un cœur dilaté à craquer. »

AUTEUR : TRISTAN FELIX :

TITRE : JOURNAL D’OVAINE

      ISBN 978-2-930440-34-7

Genre : poésie

10 €  Format : 15,5 cm/21cm

28 pages  Dessin de couverture :

Tristan Felix

Le livre:

« Le léger insolite de ces poèmes enchantés nous emmène au seuil

de quelque chose où tête-bêche, queue de poisson, volte-face

et coup de théâtre nous tourneboulent, je dirais, avec affection. »

                           in L’igloo dans la dune, septembre 2011

Ovaine, poupée vivante, décline chaque jour que sa conscience onirique

invente, avec la lucidité inquiète des enfants. Son temps lui est conté.

« j’accélère la lumière, je l’empêche de noircir »

Ovaine est paludéenne. Un peu fada aussi, comme les fées.

EXTRAIT:

cobdi

le puits dans la cour est à nouveau plein d’eau

de l’eau de mer

avec des poissons cobalt qui sautent sur la dalle

il n’y a pas de chat pour les attraper

ils viennent jusque dans le lit

paondi

aujourd’hui la cour est irisée de sel

un paon est venu danser avec moi sur cette blancheur crissante

ses ailes me font de l’ombre, même la nuit

ocedi

des ocelles sont apparus sur ma robe

le vent a emporté presque toute la lumière noire

AUTEUR : VICTOR SEGALEN

TITRE : LES MARQUISES

Sous-titre : JOURNAL DES ÏLES (extraits) suivi de

CYCLONE DANS LES ILES TUAMOTOU

ISBN 978-2-930440-41-5

Genre : LITTERATURE/OCEANIE

Prix : 10 €  Format : 14,5cm/21 cm

36 pages relié à la cordelette

Préface et notes : Jean Esponde

Présentation :

Ces pages sont issues du « Journal des Îles » concernant les Marquises

et Gauguin (août 1903).

Segalen a 25 ans et achète les toiles du peintre qui vient de mourir.

Texte suivi d’un article décrivant les ravages d’un cyclone

dans les Tuamotou où le poète est intervenu en tant que médecin.

EXTRAIT:

« Des moments émus d’autrefois revécus en ces îles lointaines grâce

aux reliques Gauguin : le familier de la bande Manet

– les peintres maudits ? – vient de quereller un gendarme à Hiva-Oa,

trois mois de prison, et d’en mourir.

Ça et là, chez l’administrateur, des bribes de lui.

Son  portrait, très oblique, forte encolure.

Et surtout cette caisse de papier où je puiserai si curieusement… »

Du même auteur chez le même éditeur :

UN GRAND FLEUVE, préface de Jean Esponde

AUTEUR : PHILIPPE JAFFEUX

TITRE : O L’AN/

ISBN 978-2-930440-42-2

Date de sortie : 2011

Genre : LITTERATURE /poésie

COLLECTION ARCHITEXTES

12 €  Format : 21 cm/21cm  36 p.

Présentation :

C’est le premier livre de Philippe Jaffeux.

Il habite la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur.

EXTRAIT d’un article :

“ O L’An / de Philippe Jaffeux, qui représente un quinzième d’un livre (?)

de 390 (26 x 15) pages intitulé « Alphabet » —

texte qui essaie de « définir l’alphabet au moyen de formes et de mesures » —,

en constitue la lettre « O » — soit la quinzième pour notre ordre

abécédaire latin.

L’approche de cette description ne restitue en rien l’effet sidérant

(éternel retour — alternance du jour & de la nuit — les exploits du compteur

fou — orbite contre Orbite) du« graphisme », ou « dessin », de chaque page

dont seule la reproduction rendrait la juste mesure,

soit le texte occupant exactement l’encombrement — la justification ? —

d’un cédérom standard au diamètre de 12 centimètres

(et à l’épaisseur de 1,2 mm, est-il précisé dans le court avant-propos).

O L’An / de Philippe Jaffeux est aussi un Objet de lexicOlOgie aberrante —

numérique, numérOlOgique —, rOnd cOmme une queue de pelle — cOsmique,

circulaire, cOsmO-lOgique, calendaire —, percé Optiquement —

« expéri / mentalement » — en s/O/n centre ”

Jacques Barbaut http://www.sitaudis.fr

EXTRAIT

« Un océan d’octets en détresse détecte le signal d’une encre

qui balise la radiOnavigatiOn de 26 pages insubm/er/si/bles/ »

AUTEUR : ERNST JANDL

Traductrice : Lucie Taïeb

TITRE : GROITE ET DAUCHE

Titre original :

Lechts and rinks

ISBN 978-2-930440-44-6

COLLECTION TRANSFERT, N° 7

sortie : octobre 2011

Genre : LITTERATURE /poésie

15 € Format : 13,5cm/21cm

134 pages

EXTRAIT:

deux signes de la main

je fais le signe de croix

devant chaque église

je fais le signe de quetsche

devant chaque verger

comment je fais le premier

tout catholique le sait

comme je fais le second

moi seul

Le livre : « Lechts und Rinks », « Groite et Dauche » est une anthologie

composée par l’auteur à l’occasion de ses soixante-dix ans.

Elle reflète la très grande variété de l’œuvre de Jandl,

variété formelle – poèmes concrets

qui l’ont rendu célèbre en Autriche, mais également proses

autobiographiques, théâtre, – et thématique :

Jandl y évoque la guerre et ses cruautés, l’amitié et l’amour,

les relations conflictuelles avec « Dieu et la patrie »,

le passé nazi de l’Autriche, la maladie et la vieillesse.

Ce qui frappe particulièrement dans ces textes, c’est leur

force d’expression, alliée à une inventivité linguistique

qui représente une réelle gageure pour le traducteur.

Cet ouvrage est le premier d’Ernst Jandl à paraître en français.

Colloque JANDL à la Sorbonne le 23 novembre 2012.

Lectures publiques de jandl par sa traductrice et son éditrice

avec E. Jandl sur le net, au Goethe Institut de Bordeaux (2011)

et Paris (2012)

AUTEUR : Jean-Luc COUDRAY

TITRE : JE N’AI PLUS BESOIN DE MOI

avec 19 dessins de Philippe COUDRAY

ISBN 978-2-930440-34-5

Date de sortie : fin 2011

Genre : Littérature /poésie

14 € Format : 13,5 cm x 21 cm

80 pages

Présentation :

Ces textes poétiques sont des machines optiques.

En étirant ou compressant la réalité, ils la forcent

à devenir visible. Concave ou convexe, le réel en grimaçant

devient éloquent comme nos rêves,

nos insatisfactions ou nos accomplissements.

EXTRAIT

JOUR

Un soleil, blanc comme un linge, est béant sur le jour.

Les nuages, inutiles, désœuvrés, allongés sur la lumière,

nus autant que le ciel, sèchent en flottant.

Tout flotte d’ailleurs, même ce grand arbre qui saisit le ciel

et le broie entre ses branches, et tous ces toits,

serrés comme des tuiles, qui se penchent pour mieux voir

l’eau du fleuve, celle qui noie.

Il n’y a qu’à voir comme les chiens, posés sur le trottinement

de leurs pattes, crachent leurs voix !

Et ce parasol, dressé sur le sable, qui attend le soleil

en jouant à midi !

Le vent est là. La nuit ne nourrit plus.

Il fait jour, éternellement jour.

AUTEURS : CLAUDE FAVRE / FRED GRIOT

TITRE : CARGAISON

ISBN 978-2930440-45-3

Date de sortie : février 2012

Genre : LITTERATURE /poésie

12 €  13,5 / 21cm 68 pages

le livre : Chacun amenait un bloc de texte,

l’autre écrivant en rebond, en reprise, en bousculement ;

cela fait une histoire de marins, de tempête, de naufrage…

et d’espoirs quand même. Puis apparaissent les nouveaux arrivants,

par bateau à leurs risques et périls.

Une épopée poétique et un travail formel unissent les deux auteurs.

EXTRAIT 1

« tous ceux qui marchent marchent marchent marchent

et tout leur noir est entré en moi »

EXTRAIT 2

« de Tanger d’aucuns voyagent riches et gaspillent

sans œil à la mer à la rumeur ni inquiets c’est

ça l’Europe et vous brûlés vous avez nom personne

depuis tant treize douze onze dix-huit tous à

même la galère trois quatre ans que personne »

AUTEUR : EDITH AZAM

TITRE :  QUI JOURNAL FAIT VOYAGE

son quatrième livre publié

à l’Atelier de l’agneau

ISBN 978-2-930440-47-7

Collection ARCHITEXTES: n°14

Date de sortie : 15 février 2012

Genre : LITTERATURE /poésie

14 €   13,5cm/21cm 80 pages

LE LIVRE : Parler en poète de notre société

quand elle n’est pas facile à vivre.

Ici, un humour superbe secoue les difficultés.

C’est un combat avec le corps et le  langage.

Aux mêmes éditions :

– L’écharpe douce aux yeux de soie, nouvelle,

livre d’artiste, 2006 et 2010

– Amor barricade amor, 2008

– du pop corn dans la tête, 2010

(avec des dessins au crayon)

EXTRAIT 1

Si tu parles ils te feront taire…

Une plaque de fer dans ton cerveau

fixée

fixée jusque dans les mâchoires

pour que tes dents

tes dents jamais ne desserrent :

pour que ta parole s’étouffe

Tais-toi s’il te plaît :

protège-toi

EXTRAIT 2

Moi c’que j’aim’rais…

Moi j’aim’rais un toutiwouagon,

un tit caisson-coton

j’y mettrais mes tympans

mon cœur mes os

mes abricots

pis y aurait de grandes fenêtres

toujours ouvertes vers la mer

et le vent dans mes bras :

et toi…

Edith Azam

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