Le désert, Rimbaud par Jean Esponde

Le nouveau livre de Jean Esponde, le 13ième vient de sortir et c’est le deuxième sur Rimbaud.

Jean ESPONDE

TITRE : LE DÉSERT, RIMBAUD                       

Sous-titre :

et si l’eau elle-même a soif ?

ISBN 978-2-37428-010-3

Date de sortie : 08/01/2018

Genre : récit

Prix : 17 €

Format : 14,5cm/21cm  166 pages

pour le commander :

https://atelierdelagneau.com/hors-collection/209-le-desert-rimbaud-9782374280103.html

pour en savoir plus  : Présentation :

Après la Chine et la Grèce antique, Jean Esponde revient dans la Corne d’Afrique. Un précédent travail parcourait l’œuvre et la vie de Rimbaud par une succession de « flashes ». Dans « Le désert, Rimbaud » le récit va rejoindre un épisode peu et mal connu, la traversée du désert dankali ou afar, 500 km de la Mer Rouge aux montagnes d’Éthiopie. Quelques mois où le destin de Rimbaud va basculer : il devient « nègre » et anticolonialiste.

Aventure déjà prégnante dans Une saison en enfer, écriture-bilan et programme d’action, dont les citations introduisent ici la majorité des séquences et sont montrées comme la réalisation sur le terrain de prémonitions poétiques.

Les dernières pages décrivent longuement le départ définitif de Rimbaud en civière, son transport, ses soins à Marseille, sa correspondance, ses espoirs de guérison une fois sa jambe coupée, les complications et sa mort, tout cela de façon très poétique. C’est un grand moment du livre et en voici un extrait, sur une de ses étapes :

« Aden où César Tian l’aidera pour mettre ses comptes en ordre : soit un solde de 37.450 francs-or. Une rente bien suffisante pour vivre, voyager, et c’est trop tard.

Décidément son argent est maudit : emporté par l’épidémie, le brave Djami ne touchera rien des 3.000 francs légués par Rimbaud ; le don arrivera quand même jusqu’à sa femme et ses enfants.

Peut-être aura-t-il évité les habituels campements de fortune, marché mouvant et foule à Zeilah pendant ces quelques jours marquant la fin des pluies : Somalis, gommes et plumes d’autruche, chameliers danakil transportant le sel depuis le lac Assal, éleveurs des proches plateaux abyssins, s’ils ont encore quelque chose à vendre, Banians du Golfe Persique, étoffes déployées, hautes silhouettes des Gallas, gestes lents, parole rare, musc, café, ivoire ; réseaux de négociations à raviver, évitant bien des combats, bref le désert.

On dit qu’au printemps ou en automne, après chaque saison des pluies, les caravanes sont si nombreuses qu’il est inutile de s’inquiéter pour le feu à la halte du soir ; on trouve toujours sur son chemin les restes d’un campement, et dans le gros tas de cendres ce qu’il faut de braises à ranimer.

Peut-être a-t-il pu boire encore de la graisse de chameau, l’inutile remède à tout guérir.

jean esponde "le désert, Rimbaud

 

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